Vous vous souvenez de cette époque pas si lointaine où les pertes menstruelles dans les pubs pour serviettes hygiéniques étaient bleues ?? Les temps ont changé heureusement. Et la ménopause, elle aussi, a droit à une visibilité accrue. Un autre tabou de la féminité sort de sa grotte. L’Âge de la Ménopause a sonné.
Pourquoi ce sujet pour initier la catégorie Chœur de Femmes ? Parce que la question des femmes d’âge mûr occupe donc, enfin, le devant de la scène. Et aussi parce qu’Octobre Rose s’achève aujourd’hui et que le 18 octobre a eu lieu la Journée Mondiale de la Ménopause initiée par l’OMS.
Et enfin Pace qu’à bientôt 50 ans, je suis concernée au premier chef (pour tout vous dire, ça fait un moment que ça a commencé…).
Ménopause : de quoi on parle ?
Commencer par parler du sang des règles n’était pas anodin.
Définition
Le mot « ménopause » vient du grec, menos (menstrues) et pausis (pause). La ménopause signifie donc la disparition des menstruations, soit des règles, par suite de l’arrêt de l’ovulation chez la femme. Cette phase est inévitable dans la vie d’une femme, contrairement à l’andropause, néologisme construit sur le même modèle, qui fait référence à la baisse du taux de testostérone parfois observée chez l’homme. La grande différence consiste dans ce « parfois ».
Schématiquement, on distingue 3 phases dans cette 3ème partie de vie des femmes :
- La péri-ménopause (autrefois appelé pré-ménopause) : une période de durée variable selon les femmes – 1 à 8 ans ! – mais généralement longue où les premiers symptômes apparaissent;
- La ménopause en elle-même: en gros, la phase d’un an suivant les dernières règles au terme de laquelle la femme est officiellement déclarée ménopausée;
- La post-ménopause : toute la période qui suit.
À quel âge ?
Mon choix de titre pour cet article n’était pas dû au hasard car la question de l’âge à laquelle le « phénomène » commence est une source de questionnement. Et sûrement aussi une énième cause de stress et d’angoisse pour les femmes.
Or, bien évidemment il n’existe pas de réponse exacte à cette question puisque chaque femme est unique. L’hérédité prédisposera certaines à entrer plus tôt que d’autres dans le processus, certains problèmes de santé également. La notion de ménopause précoce ou prématurée est évoquée quand l’arrêt des règles survient avant 40 ans. Généralement la péri-ménopause s’enclenche dans la quarantaine.
Évidemment la question de l’âge est primordiale à cause de cette fichue horloge biologique qu’on vit comme une épée de Damoclès quand il y a désir d’enfant. Puisque in fine la ménopause est donc la fin de la période reproductive pour la femme. Mais on y reviendra.
Symptômes
Le dernier aspect à aborder quand on veut définir ce qu’est la ménopause, ce sont bien sûr tous les désagréments qui l’accompagnent.
On ne présente plus les fameuses bouffées de chaleur, sauf que c’est l’arbre qui cache la forêt. Je me permets de reprendre un visuel du blog lamenopause.fr qui parle de lui-même.

Par manque d’information, les femmes ignorent la moitié des symptômes possibles et parmi eux, tous ceux qui touchent à la santé mentale :
- Sautes d’humeurs
- Fatigue
- Anxiété
- Vertiges
- Insomnies
- Trous de mémoire
- Difficultés de concentration
- Dépression
- Sentiment d’être débordée
- Irritabilité
- Hypersensibilité.
Évidemment on expérimente rarement la totalité de la multitude des gênes possibles. Il n’en reste pas moins que c’est une période qui peut vite devenir un enfer, vécu au milieu de l’incompréhension de son entourage si on n’en parle pas, si on ne sait pas.
Je ne parlerai pas ici des traitements médicamenteux et hormonaux proposés par la médecine conventionnelle car cela sort totalement de mon domaine de compétences. Je vous renvoie à votre gynécologue pour plus de renseignements.
Tout le reste
La société
J’évoquais plus haut la question de la fin de la période de fertilité à laquelle la ménopause confronte les femmes. Et parfois le raccourci dangereux est vite fait vers la date de péremption. Comme si notre fonction de reproduction, notre capacité à procréer était la seule justification de notre existence. Une pensée qui effleure aussi les femmes qui rencontrent des problèmes de stérilité d’ailleurs. Comme si la maternité était notre but ultime. Cette perception est le fruit d’une vision patriarcale construite depuis plusieurs siècles.
Et derrière cette question, il y a encore et toujours l’âge. Celui dont les effets – articulations douloureuses, ostéoporose, chute de cheveux, incontinence, peau sèche et flétrie – met à mal notre image de nous-même, ou plutôt celle que nous renvoie les autres à travers toutes sortes de biais. Notre pouvoir de séduction est affecté. La vertu décorative implicitement liée à la féminité dans beaucoup de sociétés disparait . Or nous devons apprendre à ne pas nous arrêter aux critères dictés par des normes sociétales : les cheveux gris et blancs ne se couvrent plus systématiquement, les lignes bougent et c’est tant mieux.
L’intimité
La ménopause impacte aussi bien sûr le couple et la sexualité. Récemment, une femme me confiait n’avoir plus du tout de désir alors même que ses sentiments pour son conjoint restaient inchangés. Hormis l’effet purement dû à la baisse, ou perte, de libido, beaucoup d’autres problématiques viennent compliquer la sexualité à cette période de nos vies : la sécheresse vaginale, les seins douloureux, …
Mais aussi la prise de poids qui, sans être une fatalité, est bien souvent la règle. Or, les standards de beauté sont encore massivement orientés vers la minceur comme but ultime pour les femmes. Difficile alors de se sentir désirable quand notre corps semble vouloir vivre sa propre vie en dehors de notre volonté. C’est sûrement aussi pour cela que dans les recherches les plus couramment associées au terme ménopause, le poids, la prise de poids, la perte de poids apparaissent si souvent. Et ne nous voilons pas la face : la motivation première n’est pas la seule santé.
A l’opposé, cette nouvelle étape peut aussi être vécue comme une libération pour certaines. Je me souviens de ce discours que m’a tenu une femme ménopausée il y a quelques temps : depuis la fin de ses cycles, elle se sentait bien plus à l’aise dans sa sexualité. La crainte d’une grossesse non désirée ne planait plus au-dessus du lit conjugal. Cette parole m’avait frappée. J’avais réalisé qu’en effet, la ménopause libérait de l’obligation de la contraception, bien souvent hormonale dans notre pays, et source de nombreux dérèglements. Et rendait par la même occasion le désir moins contraint. Femmes ménopausées, femmes libérées !
Une autre vision
Ce 3ème cycle de la vie d’une femme devrait plutôt être envisagé comme celui de la sagesse, de la femme qui sait et peut donc être d’une grande utilité aux plus jeunes.
Dans le livre Les Grandes Oubliées de Titiou Lecoq, que je ne saurais trop vous conseiller, l’autrice nous dit que « la ménopause est une chance ». Il s’agirait d’un « avantage évolutif de l’espèce humaine, les grands-mères pouvant s’occuper de leurs enfants et petits-enfants ». Car nous sommes quasiment les seules mammifères à connaître cette période de non-reproductivité en fin de vie.
Clara Lemonnier dans son essai Le Grand Livre des Guérisseuses nous parle également des « vieilles femmes » qui, au Moyen-Âge, « souvent veuves et entrées dans l’âge de la ménopause … ont atteint l’âge de la sagesse et sont davantage respectées. … La plupart du temps ces femmes ont vécu dans leur chair les maux qu’elles soignent. »
Peut-être serait-il temps d’envisager la post-ménopause comme l’Âge d’or – ou d’argent – des femmes.
Et l’énergétique dans tout ça ?
La symbolique
Dans les mythologies et cosmogonies de nombreuses cultures, il est souvent fait référence à des Divinités ou figures féminines triples.
Je me contenterai de citer celles que je connais. Dans la mythologie grecque d’abord, les Trois Moires, qui sont comme autant de visages, de facettes ou de saisons d’une unique Moïra : Clôthô, Lachésis et Atropos — la Fileuse, la Destinée (ce qui est envoyé par le sort) et l’Inflexible. Pour chaque mortel, elles accordent une mesure de vie, dont elles règlent la durée, la première en filant, la seconde en enroulant le fil, la troisième en le coupant.
Toujours dans les mythologies grecque et latine, nous trouvons la Triple Déesse de la Lune, Artémis (la Nouvelle Lune), Selênê (la Pleine Lune) et Hécate (la Lune Noire). Symboliquement la Lune est fortement reliée à la féminité, ses cycles d’une durée identique à ceux des femmes et ses phases comme un miroir de la naissance, de la vie et de la mort, mais aussi des 3 âges des femmes. L’évocation des phases immuables de la nature, le cycle des saisons, l’alternance de fertilité et de stérilité de la Terre inscrite dans un éternel recommencement sont au cœur de la symbolique de ces figures archétypales féminines.
Enfin, la Jeune Fille, la Mère et l’Aïeule dans les mythologies nordique et celtique, représentent également 3 divinités du Destin, le passé, le présent et le futur, ou encore une fois, la nature cyclique des femmes. L’Aïeule y est symbole d’avenir… La graine du renouveau est en sommeil dans le sol en repos. L’âge de la ménopause est une étape sur l’éternel recommencement de la Vie. Et le corps des femmes en est le parfait symbole.
Transmutation spirituelle
Cette période devrait en fait être vécue et abordée dans cet état d’esprit. Une libération de certains attendus de l’étape d’avant, et le moment de pouvoir enfin rayonner sans avoir à subir le regard des autres. Or les femmes d’âge mûr ont longtemps été invisibilisées, plus encore que leurs filles. Parce que leur vieillesse était synonyme de stériles et ornementalement défraichies, donc sans intérêt. Alors que les grands-mères sont des piliers de nos sociétés.
Dans son livre Se libérer de sa lignée et guérir son féminin, Bernard Chaumeil évoque la ménopause comme « une nouvelle façon de transmuter la vie, non plus cette fois par la magie du sang, mais par celle de l’esprit. » J’émets une réserve sur l’expression « magie du sang » même si nous voyons bien à quoi il est fait référence ici, mais qui peut vouloir dire tout autre chose. Cependant, je rejoins l’analyse qui suit et qui explique que la ménopause est métamorphose et vécue comme telle, elle peut ouvrir à de nouvelles expériences enrichissantes et transformatrices. C’est une étape de la vie que très peu d’espèces animales expérimentent, considérons-là non comme une fatalité, mais comme un don.
Les soutiens énergétiques
Lorsque les désagréments liés à cette étape se font trop sentir et perturbent notre bien-être au quotidien, on peut avoir recours à certaines aides. Parmi les minéraux, voici ceux qui peuvent être utiles* :
- La pierre de lune : éminemment féminine dans ses énergies, elle accompagne aux changements de cycles et rites de passage
- La lépidolite : elle contient du lithium ce qui la rend particulièrement efficace contre les insomnies, pour apaiser et accompagner les grands changements
- La calcédoine bleue : intéressante du point de vue hormonal pour accompagner la ménopause ainsi que pour les bouffées de chaleur (comme d’autres pierres bleues)
- La rhodochrosite : très intéressante car elle agit énergétiquement sur le système hormonal, les migraines, l’ostéoporose et l’arthrose…
Certaines plantes** ont également des vertus qui viendront aider cette transition :
- L’agripaume : « accompagnatrice des transitions dans la vie d’une femme », elle est recommandée à la puberté comme lors de la maternité (à éviter pendant la grossesse par contre car emménagogue), elle peut aider contre les bouffées de chaleur et la mélancolie la ménopause.
- La verveine officinale : « une régulatrice hormonale et alliée des femmes » également intéressante contre les bouffées de chaleurs et « pont entre les mondes »
- Le trèfle rouge : source de phyto-oestrogènes, il est très efficace contre de nombreux symptômes de la ménopause.
Et puis, bien sûr, si rien n’y fait et que les symptômes sont trop inconfortables et/ou mal vécus, il pourra être utile d’envisager de faire une séance d’harmonisation pour venir adoucir les effets de cette transformation du corps. Si ce passage est également perturbant émotionnellement et mentalement, une séance de réparation du féminin pourra aider à aller traiter des blessures symboliques, archétypales ou sociétales, dans la lignée ou le karmique, voire une séance de libération si vous vous sentez submergée et n’arrivez plus à refaire surface.
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Conclusion
Si on observe un tournesol en fin de saison avant la récolte, il va nous évoquer le flétrissement, l’abattement et la fin de vie. Mais on peut aussi choisir de voir au delà, de voir qu’après s’être tourné fièrement vers le ciel, il se penche maintenant vers le bas, vers la terre, pour y dispenser sa sagesse et ses graines. On oublie aussi qu’in fine, en se décomposant les tiges, pétales et feuilles viendront enrichir l’humus pour fertiliser les générations de fleurs à venir.
Réjouissons-nous que la ménopause s’impose enfin comme un sujet de société. Parlons-en pour ne pas la subir et la vivre pleinement. Libérons-nous des injonctions sociétales qui nous assignent des fonctions et l’obligation de paraître. Entrons fièrement dans l’Âge de la ménopause et des femmes ménopausées décomplexées, libérées.
La (sage-)femme met au monde des enfants et la femme sage accouche enfin d’elle-même. Peut-être n’est-ce pas anodin si ma reconversion tardive intervient à l’âge de ma ménopause.
@MaPetiteVoix
*Rappel : l’utilisation de pierres vient en complément des traitements médicaux conventionnels, elles ne se substituent pas à eux. Leur efficacité n’est pas démontrée mais perçue puisque leur action est énergétique.
**Source : Herboristerie sensorielle et sensitive, Adeline Mandirac
Autres ressources :

